Je suis maman.
Cela fait maintenant 9 ans et demi que j’ai eu la chance d’avoir mon premier enfant. À l’époque, je pensais n’en avoir qu’un ou au mieux deux (pour qu’il ne grandisse pas seul). Mais le destin, la vie, appelez ça comme vous voulez, m’a mis 4 autres petits cœurs sur mon chemin.
Je suis donc aujourd’hui l’heureuse — mais souvent fatiguée — maman de 5 enfants.
Je suis malade.
Depuis plus de 11 ans, je suis diagnostiquée fibromyalgique et sujette à la dépression chronique.
Après des années d’études, de recherches et de travail sur moi-même, je suis convaincue d’avoir fait d’immenses progrès. Même si la dépression résulte parfois d’un dysfonctionnement chimique, je parviens aujourd’hui à faire en sorte qu’elle ne s’installe plus durablement.
J’ai appris à apprivoiser la maladie et à ne plus la laisser définir toute ma vie.
Je suis Moi.
Plus j’étudiais les mécanismes du bien-être, plus je me suis rendue compte qu’il existe un équilibre subtil à atteindre dans chaque domaine de notre existence :
- Entre dormir et être éveillée,
- Entre travailler et se reposer,
- Entre être présente pour son conjoint et s’accorder du temps seule,
- Entre être maman… et être soi-même.
Grâce à ce cheminement, j’ai trouvé un équilibre — je l’avoue, encore un peu fragile — entre toutes ces facettes de ma vie. Aujourd’hui, je sais que je ne suis pas seulement une épouse ou une maman, mais aussi un être à part entière : MOI.
Mes projets, mes aspirations, ma volonté de créer et de travailler… tout cela compte ! Vraiment.
Lâcher prise pour mieux revenir
Face aux soucis de santé et à la fatigue, j’ai appris au fil des années à lâcher prise sur ce qui est secondaire et à me recentrer sur ce qui compte sincèrement pour moi.
C’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’a poussée à m’éloigner des réseaux sociaux pendant plusieurs mois. Entre les rendez-vous médicaux, les sorties avec mes enfants, le manque de sommeil et la création de ressources pour aider d’autres mamans au quotidien, il a fallu faire des choix. Même si j’ai appris à mieux gérer mes besoins, j’avais besoin de cet espace pour préserver mon énergie.
Aujourd’hui, je reviens avec une certitude : on peut être une maman aimante, faire face aux épreuves de la vie ou de la santé, et continuer à honorer la femme que l’on est.
Et vous ?
Arrivez-vous à conserver un espace pour VOUS au milieu du tourbillon du quotidien ? Prenez-vous le temps d’honorer la femme derrière la maman ?
Partagez votre ressenti en commentaire, je vous lirai avec beaucoup de bienveillance !
Lynda.


